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Savoir / Connaître

Haut. Précédente. Physalis : comparaison

J 1er février 2018

Devant les difficultés à reconnaître les différents physalis ou alkékenges sur l'internet, j'ai fait cette page spéciale dans laquelle j'ajouterai toutes les listes les plus claires et explicites possibles sur ce thème.

Fruits de coqueret du Pérou.

Fruits de coqueret du Pérou (physalis peruviana).
(Photo provisoire de Wikipédia
avant que je n'en fasse une moi-même).

Par 3268zauber (travail personnel) CC BY-SA 3.0.

Quelques généralités sur les physalis

Famille des solanacées.

Attention, le physalis est très envahissant, donc attention à l'emplacement où vous le plantez.

Attention, les fruits de certaines variétés de physalis sont comestibles et d'autres très toxiques.

La partie qui sèche s'appelle le calice.

Mode de reproduction : fleurs auto-fécondes (1 seul plant suffit pour fructifier) pour physalis pubescens, physalis pruinosa et physalis peruviana. Fleurs auto-stériles (2 plants minimum pour fructifier) pour physalis ixocarpa.

Toutes les parties de la plante : feuilles, tiges, fleurs et même le calice qui entoure le fruit sont toxiques. C’est la même chose pour tous les physalis.

Alkékenge, amour en cage, lanterne chinoise, lanterne japonaise, coqueret (physalis alkekengii, ou alkekengi ?)

1

La plus courante. Plante très décorative avec des fruits orange comestibles.

Vivace à tige érigée, feuilles ovales, plus ou moins dentées, la plante peut devenir spontanée (et envahissante) sur certains terrains.

En été, fleurs blanchâtres à l'aisselle des feuilles.

Le fruit grossit à l'intérieur du calice en se teintant d'orange et de rouge ; il est mûr en fin d'été.

2

Calice très rouge.

Drageonnant. Reproduction essentiellement par drageons.

Résistant au froid.

3

C’est une vivace rustique (zone 3) qui est surtout cultivée pour ses grosses capsules enflées orange qui sèchent très bien et qui servent dans les arrangements floraux.

Malgré la croyance populaire qui veut que les fruits de la lanterne chinoise soient toxiques, ils sont en fait comestibles et peuvent servir aux mêmes fins et de la même façon que les fruits de la cerise de terre. Les fruits sont comestibles à tout stade de leur développement, mais pour profiter du meilleur goût, il faut attendre leur pleine maturité (quand la capsule brunit et que le fruit est bien rouge, soit très tard à l’automne).

C’est une plante très envahissante à cause de ses rhizomes qui courent partout ; mieux vaut la planter dans un endroit où sa nature agressive ne causera pas de problèmes.

4

Fruits rouge orangé. Une fois à maturité, l'enveloppe se désagrège, ne laissant que les nervures apparentes, pour [laisser] entrevoir le petit fruit en forme de cœur. Plante vigoureuse, le coqueret doit être planté à l'écart et pousse facilement dans tous les bonnes terres de jardin fraîches.

4

Physalis alkekengi, le fameux amour en cage de nos jardins, est cultivé essentiellement pour son aspect ornemental.

5

Dès la fin de l’été, il se couvre de petites lanternes orange très décoratives.

60 à 80 cm de haut. Il s’étale assez rapidement grâce à ses racines traçantes. Les fleurs sont blanc crème et s’épanouissent en mai.

En fin de floraison, le calice se referme et finit par emprisonner complètement le fruit. Ce calice, qui ressemble à une petite lanterne, arbore des couleurs vives allant du rouge à l’orange. Lorsque le fruit est mûr, le calice devient très fin et, à travers la fine dentelle de sa structure, on aperçoit le fruit, une baie charnue rouge ou orange vif. Quoique comestibles, ces fruits restent très acidulés même mûrs. Pour un usage alimentaire, il vaut mieux leur préférer le coqueret du Pérou à la saveur douce et sucrée.

Principales variétés de physalis alkekengi

Physalis alkekengi "Franchetii", variété plus haute que l'espèce type, fruits plus pointus. [Semble être probablement le physalis franchetii (coqueret de Franchet) noté plus bas par une autre source...]

Physalis alkekengi "Gigantea", 1 m de haut, fruits assez gros.

Physalis alkekengi "Zwerg", forme naine ne dépassant pas 30 cm de haut.

6

Davantage cultivé pour l'ornementation des jardins.

Cerise de terre (physalis pruinosa ou physalis pubescens)

1

Cette physalis pousse au Canada. Les tiges buissonnantes atteignent 40 cm et s'étalent largement.

La production des fruits intervient deux mois après la plantation, en abondance.

D'un diamètre de 1 cm environ, les fruits tombent lorsqu'ils sont mûrs. On les ramasse alors et il est avantageux de ne les consommer que quelques semaines plus tard car ils peuvent avoir une certaine amertume au début. Saveur sucrée et acide.

2

Plante de 30 cm pouvant s’étendre sur 1 m de large en tous sens.

Fructification précoce (de juillet jusqu’aux gelées), fruits jaune-orangé couverts d’un calice membraneux prenant une teinte bronze à maturité.

Les fruits sont plus petits que le coqueret du Pérou.

Saveur sucrée avec un arrière goût de mandarine. Se consomment crus. Bonne conservation.

3

Les fruits mûrs tombent naturellement sur le sol (d'où son nom de « cerise de terre »), et c’est à ce moment précis que l’on peut enfin les manger.

4

Physalis pubescens - A des fruits d'un jaune vert.

5

Le physalis à goût de prune (physalis pruinosa) est aussi nommé prune de terre. Il pousse à l'état sauvage en Amérique. Son fruit est jaune ou vert. On s'en sert dans les recettes de ketchup et de salsa (sauce verte mexicaine).

Coqueret de Franchet (physalis franchetii)

1

Plante provenant du Japon et qui est très proche de l'alkékenge.

Elle est simplement plus grande.

2

Physalis alkekengi var. franchetii Coqueret de Franchet, 60 cm de haut, fleurs ivoire.

3

Fruits comestibles (goût très acidulé) mais davantage cultivé pour l'ornementation des jardins.

4

Physalis alkekengi franchetti, lanterne chinoise, amour en cage, lanterne chinoise, coqueret du Pérou.

Cette baie très décorative est aussi comestible. Veillez à les consommer à bonne maturité afin d’éviter qu’ils ne soient trop acides.

Hauteur : 60 à 80 cm.

Le feuillage du physalis est ovale et vert clair. Le plant fleurit de juin à octobre.

Sa rusticité est assez remarquable : il résiste à une température allant jusqu’à –15°C.

Coqueret du Pérou, ou groseille du Cap (physalis peruviana, ou physalis edulis)

1

Contrairement à l'alkékenge, la plante n'est pas décorative.

La fleur est jaune avec des taches marron à rouge.

Son fruit, comestible, est jaune et au centre de la lanterne.

Il est souvent vendu comme fruit exotique mais il semble que la plante puisse se développer dans des climats assez divers, à l'identique de la tomate par exemple.

2

Plante dressée de 70 cm à 1 m de haut, fructification tardive (de fin août jusqu’aux gelées), fruits jaune-orangé.

La saveur rappelle celle de l’ananas et du kiwi. Très riche en vitamine C, bonne conservation, se consomment crus ou en confiture.

3

Calice vert orangé, assez pâle.

Pousse annuelle, parfois vivace, dans le sud ou sous serre.

Reproduction par semis.

Sensible au gel.

4

Robe : la baie de la taille d’une grosse cerise de couleur dorée est protégée par un calice sec.

Production : récolté à partir d’août et avant les premières gelées.

En bouche : une texture juteuse et une saveur qui rappelle à la fois la mangue, la groseille et la tomate, sucrée avec une pointe d’acidité.

5

Alkékenge, Coqueret du Pérou. 1 m de haut à fleurs pourpre tacheté de jaune. Calice jaune, zones 8 à 11 [climats moyens à chauds].

6

Le fruit du coqueret du Pérou est plus gros que celui de son cousin [l'amour en cage] tandis que le calice qui l'entoure est plutôt verdâtre, voire jaune pâle.

Il ne goûte guère des températures descendant en dessous de 10°C. Aux premières gelées, il meurt.

(il peut dépasser les 1,50 m de haut pour 1 m de large.

Les premiers fruits mûrs sont récoltés à partir d'août ; la baie est alors jaune-orange et le calice desséché. La cueillette se prolonge jusqu'en octobre. Dans un environnement favorable, le coqueret du Pérou peut produire près de 300 fruits.

Fruits du coqueret du Pérou à la saveur douce et sucrée.

7

Il contient une petite baie fondante jaune orangé de la grosseur d'une mirabelle. Sa saveur sucrée et acidulée rappelle simultanément celle de la noix de coco, de l'ananas, de la mangue, de la groseille et de la tomate. C'est de lui dont on se sert pour faire les confitures.

Tomatillo du Mexique (physalis ixocarpa, vert, ou physalis phila­del­phica, violet)

1

Elle ressemble à une petite tomate verte recouverte d'un voile qui se déchire à maturité.

Le fruit est collant et dégage une odeur de fromage.

Il est comestible, légèrement amer lorsqu'il est cuit, et n'est guère utilisé que comme condiment pour fabriquer une sauce verte, spécifique de la cuisine mexicaine.

2

Fruits de 3 à 5 cm de diamètre, peau et chair verte ou violette  à maturité, les fruits fendent le calice qui les entoure.

3

Robe : le calice recouvre un fruit d’un violet délicat veiné de vert.

Production : un fruit très populaire au Mexique, qui s’épanouit sous son beau soleil et se récolte à partir d’août.

En bouche : surnommée la « tomate verte », la baie est gorgée d’un jus à la saveur citronnée très rafraîchissante.

4

Deux espèces différentes mais très apparentées portent le nom de tomatille : physalis ixocarpa qui donne des fruits jaune pâle à maturité ; physalis philadelphica qui donne des fruits pourpres. Les distinguer est difficile car, habituellement, on récolte les fruits quand ils sont encore verts, avant donc qu’ils ne changent de couleur car, à maturité, les fruits ont un goût insipide et sont pleins de graines.

Le fruit remplit sa capsule à maturité au point de le faire éclater, et c’est à ce moment-là, et quand la capsule passe de vert à beige, qu’on le récolte.

Mode de reproduction : fleurs auto-stériles (2 plants minimum pour fructifier) pour les tomatilles.

La tomatille est une grande plante de 90 à 120 cm et ses tiges lâches ont parfois besoin de support.

5

Physalis ixocarpa : 1 m à 1,20 m à fleurs jaunes. Fruits d'un jaune verdâtre, dans un calice parcheminé, nervuré de pourpre. Zones 8 à 10 [climats moyens à chauds].

Physalis philadelphica, synonyme physalis ixocarpa. 15 à 60 cm de haut, fleurs jaune maculé de bleu ou de pourpre.

6

Le physalis mexicain vert est très populaire au Mexique. Son fruit est gros, ferme et reste vert. Sa saveur citronnée en fait un efficace désaltérant. Il est à la base du tomatillo, sauce verte mexicaine.

Le physalis violet, à grosse baie violette dans un calice parsemé de pourpre, en est très proche.

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