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Faire / Fabriquer

Haut. Précédente. Alimentation : supprimer le pain ou presque

L 23 novembre 2015

Je consomme énormément de pain.

Il y a vingt ou trente ans, je me suis dit que, le pain étant peu cher et nourrissant, j'allais manger beaucoup de pain, comme faisaient les paysans autrefois, qui mangeaient 300 g de pain par jour. Ce que j'ai fait et ce que je fais encore.

Maintenant, vu le monde de plus en plus instable dans lequel on vit, il faut apprendre à se passer des aliments les plus difficile à obtenir : ce sont :

Pourquoi croyez-vous que je cherche à supprimer totalement le lait et le sucre de mon alimentation ? C'est parce qu'ils seront difficiles à fabriquer soi-même.

Je commence donc à réfléchir à savoir comment supprimer le pain ou presque, c'est-à-dire diminuer très fortement le pain de mon alimentation. Mais ça va être dur parce que c'est la base de mon alimentation depuis au moins trente ans !

Pain.

(Photo provisoire de Veronique, de Flickr
avant que je n'en fasse une moi-même).

Par Veronique, CC BY SA 2.0.

Pourquoi les petites photos ne s'affichent-elles pas ?

Bien sûr, je me doute que je vais le remplacer en partie par les féculents : pommes de terre, panais, châtaignes... ou par les légumes secs : pois cassés (mes préférés), gros haricots rouges (je n'aime pas les flageolets)..., ou encore par des céréale : pâtes, riz, semoule de couscous... et que je vais sans doute pouvoir en fabriquer un peu quand même : mais il faut pour cela posséder quelques ares de terrain, semer le blé, surveiller qu'il pousse correctement, le récolter, le battre pour enlever le son, le conserver et l'engranger, avoir le local correspondant, le protéger des rongeurs, savoir en replanter une partie l'année suivante, le moudre, et pour ça il faut au moins un petit moulin manuel, faire du levain, construire un four à pain (on peut heureusement très bien utiliser le four de la cuisinière), et enfin faire la pâte à pain et le faire cuire...

Voilà pourquoi, dans le cadre d'une situation d'autonomie, d'autarcie ou de survie, je commence à réfléchir à la façon de me passer le plus possible de pain. Et je ne suis pas le seul : le célèbre geispe y a aussi réfléchi et est arrivé à la même conclusion que moi.

S 6 février 2016

J'ai réussi à manger une ration de macédoine à la mayonnaise (mayonnaise ajoutée par moi) sans pain, et j'ai trouvé ça plutôt bon. Ce qui me fait plaisir, car c'est le premier plat (avec lequel je mange du pain habituellement) que j'ai réussi à manger sans pain.

Assiette de macédoine à la mayonnaise.

Il y en avait quand même quelques autres que j'ai réussi à manger sans pain, mais c'étaient surtout des aliments nouveaux que je n'avais jamais mangés jusqu'alors, et j'ai décidé de les manger sans pain : comme les blettes par exemple.

D 7 février 2016

J'ai essayé de manger sans pain une omelette aux nombrils de Vénus et j'ai réussi. J'aurai préféré avec du pain mais j'ai pu la manger sans problème quand même.

Il faut dire aussi que, depuis vendredi soir, je mange du pain longue conservation, au seigle et aux graines de tournesol, et ce n'est vraiment pas agréable du tout car ce pain fait de gros granulés pas facile à mâcher pour ma bouche dans laquelle il manque la moitié des dents. Il me faudra refaire les mêmes essais avec le vrai et bon pain complet que j'achète habituellement.

Me 24 février 2016

Après avoir réussi à manger de la macédoine sans pain et avec de la mayonnaise, je me suis dit que, du coup, je pouvais stocker beaucoup de macédoine, sauf que la vie n'est pas aussi facile qu'on pense : me passer de pain, c'est bien, mais fabriquer une mayonnaise sera toujours aussi difficile que fabriquer du pain : cultiver des olives ou d'autres plantes oléagineuses, avoir un pressoir à huile, presser les plantes, conserver l'huile, faire pousser la moutarde, la récolter, écraser les graines... Bref, ce n'est pas pour tout de suite ! Bien sûr, je pourrai apprendre à manger de la macédoine sans pain et sans mayonnaise ni vinaigrette, juste avec un filet de vinaigre, car le vinaigre est plus facile à fabriquer, ou disons moins difficile, mais il faut quand même cultiver des vignes, récolter le raisin, savoir le presser et le conserver, avoir les contenants adéquats, savoir le laisser s'alcooliser et se transformer en vin, et savoir aussi laisser le vin tourner en vinaigre... Du coup, à défaut de vinaigre, le citron et le citronnier reprennent de l'intérêt car il suffit de laisser pousser et de récolter...

L 10 octobre 2016

Pour remplacer le pain, il y a aussi les galettes de céréales. C'est loin de pouvoir remplacer le pain correctement, mais ça s'en rapproche quand même. Elles sont très légères dans la main, semblent chaudes à la consommation, et assez nourrissantes. Et elles ont un gros avantage, c'est semble-t-il de pouvoir se conserver des années. Le paquet que j'ai acheté était à consommer de préférence avant mai 2015. On est en octobre 2016 et il est toujours aussi bon. Il faut encore que je fasse des essais en mangeant des galettes de céréales avec des aliments avec lesquels je mange du pain, pour voir si le remplacement peut être acceptable...

Me 12 octobre 2016

Hier et aujourd'hui, j'ai fait des crêpes. Ce qui m'a fait penser qu'on pourrait sans doute remplacer le pain par des crêpes, même si on doit les faire peut-être un peu plus sèches, comme les gaufres. En tout cas il faut les manger non sucrées pour mieux pouvoir remplacer le pain ; et peut-être même saler un peu la pâte... Et les faire très épaisses, comme les matefaims lyonnais (je ne sais d'ailleurs faire que ça comme crêpes, je n'ai jamais su faire des crêpes ultra fines !). La farine pouvant se conserver quelques années, ce serait très intéressant d'apprendre à manger des crêpes ou gaufres à la place du pain. Je ferai des essais dans les jours qui viennent...

Je fais sauter une crêpe.

J 13 octobre 2016

Le blé en grain peut se conserver paraît-il jusqu'à 20 ans dans de bonnes conditions (dixit Volwest). Ce serait donc peut-être l'idéal, en deuxième position après la culture de blé, pour avoir du pain pendant au moins 20 ans. Et peut-être même plus si on peut réussir à acheter ou échanger quelques sacs de blé de temps en temps. Il suffirait d'avoir un moulin à farine, ce que j'ai bien l'intention d'avoir un jour, pour pouvoir moudre sa farine. Après, ce sera un jeu d'enfant que de faire son pain soi-même : avec un peu d'entraînement, on fait du levain et on peut le conserver, et un four à pain ou celui de la cuisinière seront parfaits.

Il y a quelques années, quand j'habitais Montpellier, j'ai fait mon pain moi-même pendant un an dans le four de ma cuisinière à gaz. Ou plus exactement je n'ai fait que le dernier assemblage final de farine toute prête (sans cultiver le blé ni le moudre), de levure toute prête (sans faire de levain moi-même), et dans un four tout prêt (fabriqué par d'autres) !

V 21 octobre 2016

J'ai fait l'essai de remplacer le pain par une crêpe... eh bien je me suis régalé !

J'ai fait ce premier essai avec un aliment relativement neutre : le thon au naturel. J'ai fait une crêpe normale sans la sucrer ni la saler, et sans la faire cuire plus longtemps pour qu'elle soit croustillante, je l'ai laissée comme d'habitude, bien tendre. J'ai attendu quelques minutes qu'elle refroidisse à température ambiante, puis je l'ai badigeonnée de moutarde, et j'ai mis la moitié d'une boîte de thon au naturel sur une moitié de la crêpe. J'ai ensuite replié la crêpe pour la manger comme un pain bagna.

Crêpe au thon.

Il ne me reste plus qu'à replier la crêpe depuis le haut.

La deuxième moitié de la boîte, je l'ai mangée de la même façon, sauf que j'ai ajouté de l'ail et un peu de vinaigre avec le thon. Mais je n'aurai pas dû mettre de vinaigre parce qu'il a coulé. Bon à savoir : ne mettez pas de liquide car ça coule.

Maintenant je ne promets pas que je vais aimer avec un bifteck ou des carottes râpées...

S 22 octobre 2016

Le remplaçant du pain le plus polyvalent semble être le riz : on peut le manger chaud ou froid, et avec des légumes ou de la viande. Seul le fromage aura sans doute du mal à passer avec du riz.

Parce que la farine c'est bien beau, mais je parle là uniquement de stocks de survie, pas de production personnelle. Parce que si on doit produire du blé pour avoir de la farine pour faire des crêpes pour remplacer le pain... autant faire du pain directement avec la farine en question !

Donc, si on abrège, on a : féculents + légumes secs + céréales = pro­blème résolu, reste le fromage. Il me semble que le moins mal serait peut-être les pommes de terre, froides ou chaudes, une sorte de raclette... Je pense que presque tous les fromages devraient pouvoir passer (je veux dire être mangés de cette façon) sans beaucoup de réticences...

D 30 octobre 2016

Il y a quelques jours, j'ai mangé un œuf au plat sur une crêpe et je n'ai pas aimé : les deux goûts ne vont pas ensemble ; de plus, on sent assez peu le goût de l'œuf.

Aujourd'hui, je viens de manger une ration de brocoli en salade sans pain et j'ai aimé. Je l'ai mangé aussi facilement qu'avec du pain. Je sais maintenant que je peux manger du brocoli sans pain.

L 31 octobre 2016

J'ai mangé une deuxième ration de brocoli en salade sans pain et je me suis rendu compte que je le préférerai presque sans pain !

V 8 mars 2019

Manquant de pain, j'ai dû manger du poireau sans pain. Du coup, j'ai fait une mayonnaise et j'ai mangé le poireau à la mayonnaise et sans pain. Le pain manquait mais le poireau a pu être mangé sans problème. C'était même bon. Je peux donc manger du poireau mayonnaise sans pain sans problème s'il le faut.

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Commentaires

De : Françoise - S 28 mai 2016 (à propos de macédoine)

Et avec une sauce à base de citron, de noix ou de yaourt, d'ail, de tomates séchées, d'herbes aromatiques... le tout bien broyé au pilon, ça devrait faire une bonne sauce, non ? Mais au fait, la macédoine est en boite ? fabriquée par qui et comment ?

De : Autonomie, autarcie, survie - S 28 mai 2016

Pour la macédoine, elle fait partie des stocks de survie. Sinon c'est facile à fabriquer soi-même : il suffit de cultiver les légumes concernés et de les couper en petits morceaux.

Quant à la sauce que tu proposes, c'est oui, mais le citron/citronnier, réflexion faite, ne pousse pas partout, loin de là, sauf si on le cultive en serre ou en véranda ; et le yaourt est impossible à faire soi-même car je n'ai jamais trouvé comment fabriquer ou récupérer soi-même le ferment. Toutes les recettes de yaourt à faire soi-même nécessitent... un yaourt du commerce ! Pour faire du yaourt vous-même, achetez un yaourt ! Cherchez l'erreur !

C'est vrai qu'en cherchant bien, on devrait pouvoir s'improviser une bonne sauce maison, même si elle n'a pas du tout le goût d'une vinaigrette classique.

Ah, c'est pas facile de tout fabriquer soi-même quand on est habitués à notre vie occidentale où on achète la moindre chose au lieu de la fabriquer nous-mêmes !

De : Françoise - L 30 mai 2016

Je fais des légumes lacto-fermentés. Le jus obtenu pourrait bien remplacer le vinaigre. Par exemple on remplit un bocal de morceaux de choux rouge + carottes + choux fleur + betteraves rouges + assaisonnement (genre ail + thym, etc.). On immerge le tout dans un mélange en quantité égale d'eau de mer et d'eau sans chlore. On fait en sorte que les légumes restent toujours bien immergés pour éviter toute oxydation. Et on attend au moins 3 semaines que la magie opère. C'est aussi une excellente façon de conserver n'importe quel légume. Quant au yaourt, on peut très bien prendre un yaourt de sa fabrication pour refaire une autre tournée. On peut aussi demander à des petits éleveurs locaux qui fabriquent artisanalement des yaourts s'ils ont du ferment à échanger contre un bocal de légumes lacto-fermentés...

De : Autonomie, autarcie, survie - L 30 mai 2016

Je ne sais pas encore faire de conserves lacto-fermentées, mais ça semble être une excellente façon de conserver des légumes.

Quant au yaourt de notre fabrication, bien sûr, mais le pouvoir de fermentation diminue et, au bout de quelques « fournées », le ferment n'agit plus. Il reste la solution d'aller voir ailleurs et, en attendant de savoir récupérer nous-mêmes la caillette de nos veaux, un voisin éleveur plus ou moins proche serait effectivement le plus pratique.

De : Françoise - L 30 mai 2016

Petit complément à mon message précédent pour se procurer du ferment à yaourt. La marque YALACTA propose du ferment de kéfir de fruit qui permet d’ensemencer des yaourts. ça se garde plusieurs mois voire une année au frais.

De : Autonomie, autarcie, survie - Ma 31 mai 2016

J'ajoute aussi quelque chose : c'est qu'il y a aussi, pour faire du vinaigre, le verjus, qui est des fruits encore très verts et très acides, qui donnent un jus très acide ; et aussi les prunelles, cueillies avant leur maturité, qui ont un jus très acide et même astringeant. Ces deux Produits peuvent facilement remplacer le vinaigre.

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